« This is the end… » … quoique ?

Bien chères toutes, bien chers tous,

Ce n’est pas fini… ça bouge… enfin !

Désolé de vous avoir abandonné, chères lectrices et lecteurs. J’étais un peu ailleurs… dans mes ruches, sur la toile ou sur du papier.

Le rucher « Kleinhoogveld » se porte à merveille: 6 ruches bien costaudes en ce début d’automne. Et surprise, grâce à un mois de juin particulièrement pluvieux, j’ai eu droit à une petite récolte de miel de châtaignier… Les fleurs de tilleul ayant énormément souffert de la pluie, il ne restait plus que ce nectar à engranger. Mes envies de Cévennes s’en trouvent exhaussées de manière bien particulière…

Par contre, terminés les petits billets de vulgarisation humoristique, biologique et apicole. Je me suis concentré sur la vulgarisation de mon cœur de métier: le graphisme. Pour ceux que ça intéresse c’est ici. Et pour ceux qui aiment bien apprendre les sciences en s’amusant je vous conseille l’excellent blog de Marion Montaigne.

L’écriture autour de mon autre métier (… disons de mes autres amours) vous la retrouverez dans la Gazette de l’Arbre aux Abeilles aux cotés de mon ami Yves et de nos compagnes respectives Michèle et Chantal. Une écriture à quatre mains qui ne manque pas de charme et de rigueur.

Et pour finir… le papier.

Écrire, devenir auteur c’est bien… mais devenir éditeur sur du vrai papier… ça c’est une œuvre ! C’est donc une nouvelle aventure qui commence et ça s’appelle Les choses imprimées.com

Voilà il est temps de vous remercier pour votre intérêt et pour votre fidélité. Il est temps de mettre fin à ce qui sera le dernier article de ce blog… mais vous savez comme moi qu’il ne faut jamais dire jamais.

À Dieu.

Pascal P.

TroisPoints

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Gravures à la Fête de l’abeille noire & des gastronomies traditionnelles & innovantes 2015

Cette galerie contient 3 photos.

Initialement publié sur La gazette des choses imprimées.com :
J’ai l’honneur et le plaisir de vous annoncer ma participation en tant qu’exposant (…et responsable de la communication graphique) à la deuxième édition de la “Fête de l’abeille noire & des gastronomies traditionnelles…

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Mini-conférence à la Fête de l’abeille noire & des gastronomies traditionnelles & innovantes

La gazette des choses imprimées.com

J’ai l’honneur et le plaisir de vous annoncer ma participation en tant que conférencier à la  “Fête de l’abeille noire & des gastronomies traditionnelles & innovantes” qui aura lieu ces 8 & 9 novembre 2014 à Pont-de-Montvert en Lozère (Cévennes).

Vous trouverez ici les informations sur cette manifestation qui s’annonce fort sympathique.

Pour ma part voici l’intitulé de la conférence : “L’art de l’étiquette – De l’art de donner une image de ce qui est contenu dans ce qui est à découvrir… ou comment éveiller le désir gastronomique”.

En dehors de la haute valeur culturelle du propos, sachez qu’il s’agit d’une conférence “verre en main” et que je garde pour l’occasion six bouteilles de ma cuvée personnelle d’hydromel 2013-2014.

Bienvenue à la Fête de l’Abeille Noire.

TroisPoints

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Fête de l’abeille noire & des gastronomies traditionnelles & innovantes

Je relais l’information: un programme alléchant sera bientôt en ligne sur le mini-site de la  “Fête de l’abeille noire & des gastronomies traditionnelles & innovantes” que vous pouvez trouver ici > L’Arbre aux Abeilles

En attendant voici le “pitch”:

« … il n’est nul art au monde,
auquel soit requis une plus grande Philosophie qu’à l’agriculture. »
Bernard Palissy (1563)

« Les montagnes des Cévennes conservent des savoir-faire et des saveurs traditionnels, actualisés par des agriculteurs innovants.

Venez les rencontrer, goûter ce qu’ils élaborent autour des ruches troncs et de la châtaigneraie: miels, hydromels, vins naturels, fromages de chèvre…

Ils vous parleront de leurs ­pratiques. Dans les demeures anciennes et cafés du village de Pont-de-Montvert vous attendent des mini conférences «verre en main» sur des curiosités captivantes de l’agriculture.

Bienvenue à la fête de l’abeille noire & des gastronomies traditionnelles & innovantes ! »

 

troispoints

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Leçon de chose (2): Le sens de la vie

On peut baser une leçon de choses sur à peu près n’importe quel sujet. Qu’il s’agisse d’un bouchon de liège, d’un ongle incarné ou de l’industrie pharmaceutique, tout l’art sera de bien s’en approcher en espérant que s’ouvre l’esprit.

Mais aujourd’hui je vais me pencher sur un animal très précis et relativement peu connu: le Cnemidophorus, un petit lézard, ou plutôt une petite lézarde. Elle a la particularité extrêmement rare, quasi unique pour un vertébré, de se reproduire par parthénogenèse. C’est-à-dire qu’il y a production de descendants sans fécondation. Cette espèce ne comprend donc que des femelles.

Ce n’est pas la première fois que j’évoque ce petit animal. A l’époque mon intérêt portait sur la richesse infinie des formes et des structures du vivant. Une richesse bien souvent éludée par une habitude très humaine de simplifier les choses.

Il est sans doute plus facile d’enseigner à nos chères têtes blondes (ou brunes) que: «tous les reptiles, sans aucune exception, se reproduisent par fécondation interne ce qui nécessite un véritable accouplement par copulation».

Plus facile certes, mais faux.

Vous me direz qu’il n’est peut être pas indispensable que tous les êtres humains soient au fait de toutes les exceptions aux grandes lois de la nature. C’est possible. Ce qui me semble moins sujet à débat, c’est que le manque de curiosité peut vite devenir dangereux. Sans cette curiosité vous pouvez vite aboutir à des absurdités comme par exemple: «l’homosexualité, ce n’est pas naturel!» ou à contrario: «le libéralisme, ça c’est naturel!».

Il y a des chances que ce que nous définissons comme des grandes constantes de la nature relèvent plus de la nécessité d’un contrôle social que de l’épanouissement de l’esprit.

L’exception est souvent la règle en biologie, c’est le premier apprentissage que j’ai reçu de ce petit lézard.

***

Mais que peut encore nous apporter l’observation de cet animal.

Si il n’y a pas copulation avec un individu mâle, des ébats amoureux et une simulation de copulation avec une autre femelle restent indispensables pour déclencher l’ovulation chez le (la) Cnemidophorus. Selon les scientifiques, ce serait un reliquat de l’époque où les ancêtres de ce petit lézard étaient des deux sexes: les mâles ayant progressivement disparus.

Le Cnemidophorus n’est pas un cas si unique que ça. Un autre reptile, le «Dragon de Komodo», peut se reproduire par parthénogenèse. Dans son cas, c’est de façon exceptionnelle. Si une femelle se trouve isolée dans un zoo par exemple, cela lui permettra de perpétuer l’espèce en produisant un nouvel individu mâle avec qui elle pourra se reproduire.

De notre point de vue la parthénogenèse est un peu risquée. Elle est a priori préjudiciable à la diversité génétique de l’espèce et donc à sa capacité à s’adapter aux changements du milieu.

C’est pourtant ce même milieu qui a vu naitre cette évolution, bien que l’on puisse s’interroger sur le pourquoi de celle-ci. Notre petit lézard a dû y voir «un intérêt», même s’il semble difficile de parler de vision à long terme dans son cas. La Dragonne de Komodo esseulée peut nous suggérer des éléments de réponses, mais cette évolution reste un peu mystérieuse et difficile à expliquer.

Quoiqu’il en soit notre Cnemidophorus ne semble pas trop mal se porter. Le Dragon de Komodo lui, risque fort de disparaître, mais c’est plus dû aux activités humaines qu’à un mauvais choix d’espèce.

***

Je me permets une petite parenthèse afin d’évoquer un autre reptile beaucoup moins exotique, en tous cas au niveau de son système de reproduction, la tortue marine.

Aux cours des millénaires les tortues, venues de l’eau comme toute vie, sont devenues des animaux terrestres. Sans doute pour échapper aux prédateurs et pour exploiter de nouvelles ressources alimentaires, certaines d’entre elles sont retournées dans la mer, un peu à la façon des cétacés qui sont d’anciens mammifères terrestres. Les tortues marines actuelles ne quittent la mer que pour pondre. L’incubation et l’éclosion se passent sur terre, en l’absence des parents. Les jeunes fraîchement nés se précipitent vers les flots. Seules les femelles reviendront sur ces plages.

A la différence des cétacés, les tortues marines ne se sont pas affranchies de ce lien à la terre.

Je ferme la parenthèse.

***

Cnemidophorus, Dragon de Komodo, Tortue de mer… Nous avons une petite idée de l’évolution de ces espèces et donc de leur passé. Mais quand est-il de leur présent? Que nous préparent-elles en cet instant pour les millénaires à venir?

La tortue marine trouvera t-elle une solution pour ne plus être obligée de revenir pondre à terre, ou est-elle occupée à redevenir terrestre?

Le dragon de Komodo va-t-il suivre l’exemple du Cnemidophorus et se passer définitivement de copulation pour procréer? Notre petite Lézarde retrouvera t-elle les joies de la fécondation?

Nous n’en savons rien.

Elles vivent, sans trop se préoccuper du sens [de la direction] de la Vie.

(à suivre)

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Leçon de chose (1): La rentabilité

“Si ceux qui prétendent aimer leurs enfants
parlaient sérieusement, aurions-nous des guerres?” *

Jiddu Krishnamurti

“La vérité est un pays sans chemin” comme le disait si bien mon ami Jiddu. J’aime bien l’appeler mon ami, bien qu’il soit mort depuis longtemps et que je ne l’ai jamais rencontré. Ça tient sans doute autant à ma conception de l’amitié qu’à sa conception de ce que peut être un maître à penser.

Vous ne trouverez donc ici, ni la vérité, ni le chemin pour y parvenir.

Par contre cet aphorisme m’invite à la promenade. Promenade que j’accomplirai seul ou en votre compagnie. Une promenade de mots et d’idées, dans un paysage que j’imagine ensoleillé et serein, un peu comme une leçon de choses.

Qui sait ce que nous rencontrerons? Ne pas avoir de chemin c’est aussi se perdre et accepter que le terrain soit plus ténébreux ou accidenté que prévu…

Mais commençons à cheminer.

J’aime bien Jiddu Krishnamurti. Je l’aime bien car il y a dans sa pensée, dans sa vie, son enseignement, quelque chose d’invendable, de fondamentalement irrécupérable.

Certes il y a toujours moyen de vendre des livres et des conférences, de créer quelques écoles ou de parler de lui dans un blog. Mais globalement sa parole et ses écrits clament haut et fort la difficulté d’en faire un produit.

J’apprécie tout particulièrement les pensées, objets et savoir-faire qui gardent une forte part de non-négociabilité, ou pour le dire autrement, une faible rentabilité.

Voici un exemple parmi tant d’autres, et ceci dans un tout autre domaine que celui de la spiritualité: le traitement des maladies bactériennes.

Il existe à l’heure actuelle deux grandes techniques pour soigner une infection bactérienne: l’antibiothérapie  et la phagothérapie.

Je ne vais pas entrer dans les détails, la littérature sur le sujet n’est pas trop mal faite. Ce que je peux vous dire sans trop me tromper c’est que l’antibiothérapie utilise un produit, une molécule qui est toxique pour une large catégorie de bactéries.

La phagothérapie, elle, utilise un virus précis, le prédateur naturel d’une seule espèce de bactérie. Je le qualifie de prédateur naturel, au sens où l’existence de ce virus maintient un équilibre au sein duquel il co-évolue avec sa proie.

La phagothérapie et l’antibiothérapie ont commencé à être scientifiquement étudiées et utilisées en Europe au début du XXe siècle.

Après une évolution plus ou moins conjointe jusque dans les années 50 leur développement s’est géographiquement divisé de part et d’autre du “Rideau de fer”.

En Occident l’antibiothérapie a eu l’essor que nous lui connaissons. Nous l’avons utilisée à toutes les sauces: à raison, à tort et à travers.

Nous l’avons même utilisée comme technique d’accélération de croissance du bétail.

Je m’explique: si vous limitez le nombre de bactéries dans l’intestin d’une vache grâce à des antibiotiques, vous limitez la consommation de sa nourriture par ces mêmes bactéries, il en reste donc plus pour la vache. Si en plus vous faites ça dès le plus jeune âge, vous conserverez des intestins très fins et très poreux, car peu endurcis par l’attaque de micro-infections. Cette paroi laisse alors passer une plus grande quantité de nutriments. C’est d’un double bénéfice à l’usage, avec un gain de 5 à 10% de masse corporelle sur une même période de croissance.

Théoriquement cette technique d’engraissement est interdite en Europe depuis 2006. Mais vous ne pouvez pas empêcher un éleveur de soigner ses bêtes.

Bref, les antibiotiques sont, et ont été, une bonne technique de soin et un business éminemment juteux.

La phagothérapie n’a pas connu le même destin.

Parallèlement à son abandon, voir à son interdiction formelle en Occident, elle a continué à se développer dans les pays de l’Union Soviétique. En Géorgie plus particulièrement, à Tbilisi, où se concentrent encore les recherches et le développement des savoir-faire liés à cette technique.

D’un emploi plus complexe, la phagothérapie nécessite une claire identification de l’agent bactérien: un virus bactériophage n’étant efficace que sur une espèce de bactérie précise. Les bactéries ayant un rythme de mutation relativement rapide, il est important de posséder et de maintenir à jour sa phagothèque, et de parfois confronter une mutante à d’autres virus afin de trouver un nouveau prédateur.

Un virus bactériophage n’est pas brevetable, sauf à modifier son code génétique, ce qui peut s’avérer contre productif en l’occurrence. De plus il faudrait réintroduire un brevet à chaque évolution conjointe du prédateur et de la proie.

Bref, demandant plus de travail que de capital, la phagothérapie, bien que d’une efficacité avérée est restée le parent pauvre de la lutte antibactérienne: pas assez rentable.

(à suivre)

Licence Creative Commons
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Du prix du miel

Je note au gré de mes pérégrinations que le prix de détail du miel au kilo peut varier sensiblement pour une même zone géographique, disons l’Europe.

Le miel de la Tour d’Argent: 200 g – 28,00 €
« Ce miel est extrait de nos ruches situées sur le toit du restaurant. Près de 200 000 abeilles travaillent tous les jours pour produire ce nectar d’exception, à la texture délicate et aux arômes subtils. 100 % naturel, notre miel mille fleurs saura accompagner votre petit déjeuner, sucrer une tisane ou pour vos préparations culinaires. »

Ça c’était en 2013. En 2014 La tour d’Argent baisse son prix, il n’est plus qu’à 25,00 € pour 200 g. C’est très étonnant… Sans doute un effet de la crise. Les spéculateurs en sont pour leurs frais. Sachez que le miel Kleinhoogveld ne fait qu’augmenter. Ce qui en fait un meilleur placement, quoi que personnellement je préfère le manger dans l’année. Le lien vers la boutique de la Tour d’Argent.

Le bien connu Miel des toits de l’Opéra de Paris, vu dans un article du LeParisien.fr:

Le miel de l’Opéra vaut de l’or – 03.09.2009
Les touristes s’arrachent ce petit pot au nectar doré. Même à 15€ les 125 g (soit le kilo à… 120 € !), le miel de l’Opéra de Paris cartonne. « C’est sans doute l’un des miels les plus chers au monde, avance un responsable de Fauchon de la Madeleine, qui a l’exclusivité de la vente avec les boutiques de l’Opéra . Mais il est tout à fait exceptionnel ! » Et 2 500 à 3 000 pots partent chaque année. (…/…) Le Parisien

Toujours au même prix en 2014. Le lien vers la boutique.

Et alors là, plus prosaïquement, trouvé dans une grande surface (que je ne citerai pas, car contrairement à ce qui précède,  je vais dire du mal de ce produit): Le miel « discount » un « mélange de miels originaires et non originaires de la CE » (ce qui veut tout et ne rien dire, mais qui est une vraie mention légale) à 1 € 38 les 500g. Pas de lien pour cet article – je veux faire de vieux os – il faudra me croire sur parole. En 2014 il passe à 1€39 les 500g, il y a du y avoir des revendications salariales… Je ne sais toujours pas si c’est du miel, ni si les éventuelles abeilles qui l’ont produit vont bien… Mystère…

A titre d’information, si vous nous avez acheté un pot de miel Klein Hoogveld, il vous en coûte à l’heure d’aujourd’hui 10 € pour 500gr. Oups! Vous l’avez reçu en cadeau? Pas grave c’est son prix de vente: autant savoir. Et pour comparer que ce qui est comparable, sachez que sa vente se fait en direct et qu’elle est déclarée au fisc.

Cher, pas cher, moins cher,… : les avis sont partagés mais ce n’est pas ce débat que je veux ouvrir. C’est encore moins les mérites des produits, voir des sous-produits cités (comme ce blog par exemple) que je veux jauger.

Donc pour résumer et grosso modo du fait de la disparité des conditionnements, des dates de parution et de la fluctuation générale des prix, nous avons:

Miel de la tour d’argent: ± 125 € le kilo : Bravo ! Palme d’Or (dépasse toujours le prix du miel de l’Opéra, mais en baisse par rapport à 2013).

Miel de l’Opéra de Paris: ± 120 € le kilo

Klein Hoogveld: ± 20 € le kilo

Miel discount:  ± 2,78 € le kilo

Je peux ajouter à cela qu’un apiculteur professionnel (Lozérien par exemple) qui aura la chance et le temps de faire de la vente directe peut espérer vendre son  miel « non mono floral » et géolocalisé (« toutes fleurs » ça ne veut rien dire… impossible d’avoir toutes les fleurs dans un miel)  au grand maximum autour de 20 € le kilo.

Ce qui nous donne un différentiel de 1 à 50 fois sur le prix au kilo.

Là encore comparons ce qui est comparable. Le miel discount personnellement je n’aime vraiment pas: je lui trouve au mieux le goût de mauvais caramel. Comme la mention légale le précise « clairement », il n’est pas géolocalisé. Dans le meilleur des cas c’est un mélange de miels de provenances diverses, éventuellement chauffés pour en réduire l’humidité pour cause d’extraction trop précoce et l’apiculteur qui l’a récolté ne doit pas vivre souvent en Europe. Mais bon, il y a marqué « Miel » sur le pot, nous pouvons espérer qu’il s’agit bien du travail de récolte de nectar par les abeilles et pas d’une digestion de sirop glucose/fructose.

Voilà, à nous de choisir.

Personnellement j’achèterais bien de ce bon miel (je l’ai goûté) à cet apiculteur des Cévennes qui ne transhume pas ses ruches et qui travaille dans les règles de l’art. Je payerais même volontiers plus cher.

Pourquoi payer plus cher me direz-vous? La réponse est simple. Faites le calcul avec moi. Vous verrez. C’est comme un problème de robinet:

Problème:
De combien de ruches doit disposer un apiculteur professionnel (travaillant en Europe pour rester réaliste) dont c’est le seul revenu et qui arrive à vendre toute sa récolte à 20 € le kilo pour pouvoir un jour espérer se payer un bon resto parisien ? Tenez compte qu’une ruche vide coute avec ses accessoires autour de 150€, un essaim coute autour de 80€, « qu’emprunter de l’argent coûte de l’argent », qu’en moyenne une ruche non transhumée peut donner en moyenne 15 kilos de miel par an et que le taux moyen de mortalité d’une colonie est en constante augmentation.

Vous êtes nul en problème de robinet? Moi aussi. Mais bon, faut pas être Einstein pour conseiller à cet apiculteur d’attendre quelques années avant de réserver une table.

Mise à jour 3/10/2015

troispoints

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